Les chapelles de pénitents ont souvent échappé à la mise sous séquestre des biens du clergé en application de la loi de 1905 puisqu'elles étaient propriétés d'associations. Lorsqu'une confrérie s'endort (non renouvellement des membres) le destin de la chapelle est lié au contexte local et aux décisions prises par les derniers membres actifs, ainsi dans le Comté de Nice on observe quatre cas de figure courants:
- la chapelle est laissée à l'abandon
- la chapelle est légalement cédée à la commune
- la chapelle est occupée par la commune (généralement à la suite d'un accord avec le clergé local qui n'a pourtant pas de légitimité pour prendre cette décision)
- la chapelle est cédée à l'Association Diocésaine
La chapelle est l'expression architecturale de l'unité des confrères et de la puissance de la confrérie, elle renferme souvent des œuvres d'art précieuses accumulées au fil des siècles par les pénitents. Malheureusement, à la faveur de la suspension d'activités de nombreuses confréries de façon temporaire ou définitive, certaines chapelles ont été dépouillées des éléments les plus significatifs de leur mobilier. Les pièces les plus précieuses ont rejoint le mobilier des paroissiales ou les collections des musées alors que les objets communs ou abîmés ont été simplement évacués... Dans les communautés du Comté de Nice où les confréries sont endormies depuis plusieurs décennies il faut beaucoup de patience et de passion pour parvenir à retrouver la trace de l'intégralité de leur patrimoine historique.
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