Les pénitents se distinguaient
des autres confréries par le port d’un vêtement spécifique qu’on appelle le
« sac ». Selon les confréries le sac est désigné par différents noms
courants : la cape, l’aube, la robe, la « cappa » à Nice ou
encore le « camisu » dans le Haut-Pays…
Le rôle premier du sac est de
masquer les habits civils lors des cérémonies, établissant ainsi une égalité de
fait de tous les confrères malgré les origines sociales diverses. Le sac est
remis au pénitent lors d’une cérémonie solennelle qui marque l’entrée du
postulant dans la confrérie. Cette cérémonie est
calquée sur le modèle des prises d’habits dans les ordres mendiants et révèle
une dimension spirituelle du port de l’habit puisqu’au moment de la vêture le
prieur invite le pénitent à « revêtir
l’homme nouveau qui a été créé selon Dieu dans la justice, la sainteté et la
vérité ».
Le sac est propriété de la confrérie qui, symboliquement,
l’offre définitivement au confrère au moment de sa mort pour qu’il puisse être
enseveli avec lui.
La couleur du sac est fixée par les statuts, elle peut
revêtir un caractère symbolique mais elle n’établit jamais l’appartenance à une
« famille » confraternelle contrairement à l’usage des ordres religieux
(ex : les pénitents « blancs » ne forment pas un
« ordre » et n’ont pas de liens de filiation ou de hiérarchie entre
eux qui serait manifesté par la couleur du sac).
Le sac est associé à une corde qui ceint la
taille et, autrefois, il était doublé d’une cagoule qui cachait le visage lors des
processions en symbole d’humilité des confrères.
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